Les cordillières éventrées laissent s'évider les pourpres et les ocres jusqu'au fond des gorges des amants.
Suivons la Panaméricaine jusqu'à demain.
samedi 25 juillet 2009
mardi 21 juillet 2009
Carnet de voyage - 9
Le vin ne coûte rien, les bars ne ferment jamais, les bottelería non plus, les Chiliens sont beaux. Valparaíso la magnifique.
Dans quelques jours, nous délaisserons l'éclectique Valpo pour la plus rangée capitale.
Une petite cure de désintoxe sera nécessaire. Se purifier après l'excès.
Valparaíso sera regrettée.
Dans quelques jours, nous délaisserons l'éclectique Valpo pour la plus rangée capitale.
Une petite cure de désintoxe sera nécessaire. Se purifier après l'excès.
Valparaíso sera regrettée.
vendredi 17 juillet 2009
Carnet de voyage - 8
VALPARAÍSO,
qué disparate
eres,
qué loco,
puerto loco,
qué cabeza
con cerros,
desgreñada,
no acabas
de peinarte,
nunca
tuviste
tiempo de vestirte,
siempre
te sorprendió
la vida,
te despertó la muerte,
en camisa,
en largos calzoncillos
con flecos de colores,
desnudo
con un nombre
tatuado en la barriga,
y con sombrero,
te agarró el terremoto,
corriste
enloquecido,
te quebraste las uñas,
se movieron
las aguas y las piedras,
las veredas,
el mar,
la noche,
tú dormías
en tierra,
cansado
de tus navegaciones,
y la tierra,
furiosa,
levantó su oleaje
más tempestuoso
que el vendaval marino,
el polvo
te cubría
los ojos,
las llamas
quemaban tus zapatos,
las sólidas
casas de los banqueros
trepidaban
como heridas ballenas,
mientras arriba
las casas de los pobres
saltaban
al vacio
como aves
prisioneras
que probando las alas
se desploman.
Pronto,
Valparaíso,
marinero,
te olvidas
de las lágrimas,
vuelves
a colgar tus moradas,
a pintar puertas
verdes,
ventanas
amarillas,
todo
lo transformas en nave,
eres
la remendada proa
de un pequeño,
valeroso
navío.
La tempestad corona
con espuma
tus cordeles que cantan
y la luz del océano
hace temblar camisas
y banderas
en tu vacilación indestructible.
Estrella
oscura
eres
de lejos,
en la altura de la costa
resplandeces
y pronto
entregas
tu escondido fuego,
el vaivén
de tus sordos callejones,
el desenfado
de tu movimiento,
la claridad
de tu marinería.
Aquí termino, es esta
oda,
Valparaíso,
tan pequeña
como una camiseta
desvalida,
colgando
en tus ventanas harapientas
meciéndose
en el viento
del océano,
impregnándose
de todos
los dolores
de tu suelo,
recibiendo
el rocío
de los mares, el beso
del ancho mar colérico
que con toda su fuerza
golpeándose en tu piedra
no pudo
derribarte,
porque en tu pecho austral
están tatuadas
la lucha,
la esperanza,
la solidaridad
y la alegría
como anclas
que resisten
las olas de la tierra.
Neruda
qué disparate
eres,
qué loco,
puerto loco,
qué cabeza
con cerros,
desgreñada,
no acabas
de peinarte,
nunca
tuviste
tiempo de vestirte,
siempre
te sorprendió
la vida,
te despertó la muerte,
en camisa,
en largos calzoncillos
con flecos de colores,
desnudo
con un nombre
tatuado en la barriga,
y con sombrero,
te agarró el terremoto,
corriste
enloquecido,
te quebraste las uñas,
se movieron
las aguas y las piedras,
las veredas,
el mar,
la noche,
tú dormías
en tierra,
cansado
de tus navegaciones,
y la tierra,
furiosa,
levantó su oleaje
más tempestuoso
que el vendaval marino,
el polvo
te cubría
los ojos,
las llamas
quemaban tus zapatos,
las sólidas
casas de los banqueros
trepidaban
como heridas ballenas,
mientras arriba
las casas de los pobres
saltaban
al vacio
como aves
prisioneras
que probando las alas
se desploman.
Pronto,
Valparaíso,
marinero,
te olvidas
de las lágrimas,
vuelves
a colgar tus moradas,
a pintar puertas
verdes,
ventanas
amarillas,
todo
lo transformas en nave,
eres
la remendada proa
de un pequeño,
valeroso
navío.
La tempestad corona
con espuma
tus cordeles que cantan
y la luz del océano
hace temblar camisas
y banderas
en tu vacilación indestructible.
Estrella
oscura
eres
de lejos,
en la altura de la costa
resplandeces
y pronto
entregas
tu escondido fuego,
el vaivén
de tus sordos callejones,
el desenfado
de tu movimiento,
la claridad
de tu marinería.
Aquí termino, es esta
oda,
Valparaíso,
tan pequeña
como una camiseta
desvalida,
colgando
en tus ventanas harapientas
meciéndose
en el viento
del océano,
impregnándose
de todos
los dolores
de tu suelo,
recibiendo
el rocío
de los mares, el beso
del ancho mar colérico
que con toda su fuerza
golpeándose en tu piedra
no pudo
derribarte,
porque en tu pecho austral
están tatuadas
la lucha,
la esperanza,
la solidaridad
y la alegría
como anclas
que resisten
las olas de la tierra.
Neruda
mardi 23 juin 2009
Carnet de voyage - 7
J'irai à l'essentiel ce soir: le Pérou et le Chili me font sentir femme (je me suis enfin sentieeeeee feeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeemme - j'espére que vous avez maintenant tous la chanson bien calée dans la tête, vengeance).
Bonne Saint-Jean.
Bonne Saint-Jean.
jeudi 18 juin 2009
Carnet de voyage - 6
Après-demain, ce sera la fin de l'aventure Pérou. Tout ceci me laisse un étrange arrière-goût. Ce voyage, j'y pense depuis 5 ans. Maintenant, j'y suis. Et j'y suis entièrement. Je n'ai même plus l'impression d'être en voyage. J'y suis. C'est tout.
Mais soudain, il y a urgence. Après-demain, il n'y aura plus de Pérou. Et pour probablement très longtemps. Et, d'une certaine manière, ça me fait paniquer.
Parlant d'adieu, ce matin, nous avons quitté ceux qui auront été nos compagnons le temps d'une ville. Le team Puno (peu original, certes, mais une appelation pleine de complicité). Et j'ai eu un étrange pincement de coeur en serrant Marie dans mes bras. A-t-on le droit de s'ennuyer de quelqu'un que l'on connaît seulement depuis 3 jours? Et a-t-on le droit d'avoir l'impression de connaître quelqu'un depuis toujours après seulement ces mêmes trois jours? Forcément, je n'ai aucune idée de quand ou si nous allons nous revoir. Mais il demeure que pendant ces quelques jours, j'ai eu cette étrange impression d'avoir à mes côtés une amie de longue date, une complice.
Dans un autre ordre d'idées, étrange chose que la technologie. Je suis au Pérou. Aucun doute là-dessus. Mais avec les moyens du bord, j'arrive également à garder une petite présence dans un quotidien autre, une montréaléité. Une présence qui me garde arrimée. Présente et absente. Et si l'entre-deux me déplaît parfois, je n'y changerai rien puisqu'il est malgré tout mieux que rien. Il me permet d'exister dans deux réalités. Enfin.
Nostalgie, j'imagine, que tout ceci. La fin d'une première partie de voyage, la fin d'une amitié non commencée, l'éloignement d'une réalité montréalaise qui me manque, malgré tout, beaucoup.
Constation en vrac pour briser la nostalgie:
-Tous les Péruviens ne sont pas petits.
-Les chiens morts jonchant les rues seront forcément mangés par leur congénères.
-Manger un dîner à trois services à 1$ dans un resto de quartier, c'est ça la vie.
-Parler politique dans une troisième langue, c'est pas évident. Le mime entre vite en service.
-Mâcher de la coca, ça goût mauvais, mais ça gêle la langue.
Mais soudain, il y a urgence. Après-demain, il n'y aura plus de Pérou. Et pour probablement très longtemps. Et, d'une certaine manière, ça me fait paniquer.
Parlant d'adieu, ce matin, nous avons quitté ceux qui auront été nos compagnons le temps d'une ville. Le team Puno (peu original, certes, mais une appelation pleine de complicité). Et j'ai eu un étrange pincement de coeur en serrant Marie dans mes bras. A-t-on le droit de s'ennuyer de quelqu'un que l'on connaît seulement depuis 3 jours? Et a-t-on le droit d'avoir l'impression de connaître quelqu'un depuis toujours après seulement ces mêmes trois jours? Forcément, je n'ai aucune idée de quand ou si nous allons nous revoir. Mais il demeure que pendant ces quelques jours, j'ai eu cette étrange impression d'avoir à mes côtés une amie de longue date, une complice.
Dans un autre ordre d'idées, étrange chose que la technologie. Je suis au Pérou. Aucun doute là-dessus. Mais avec les moyens du bord, j'arrive également à garder une petite présence dans un quotidien autre, une montréaléité. Une présence qui me garde arrimée. Présente et absente. Et si l'entre-deux me déplaît parfois, je n'y changerai rien puisqu'il est malgré tout mieux que rien. Il me permet d'exister dans deux réalités. Enfin.
Nostalgie, j'imagine, que tout ceci. La fin d'une première partie de voyage, la fin d'une amitié non commencée, l'éloignement d'une réalité montréalaise qui me manque, malgré tout, beaucoup.
Constation en vrac pour briser la nostalgie:
-Tous les Péruviens ne sont pas petits.
-Les chiens morts jonchant les rues seront forcément mangés par leur congénères.
-Manger un dîner à trois services à 1$ dans un resto de quartier, c'est ça la vie.
-Parler politique dans une troisième langue, c'est pas évident. Le mime entre vite en service.
-Mâcher de la coca, ça goût mauvais, mais ça gêle la langue.
mardi 9 juin 2009
Carnet de voyage - 5
les braises sont éteintes je ne respire plus le nez collé au nylon humide l'odeur de fumée qui n'est plus la tienne.
mercredi 3 juin 2009
Je n ai pas ecrit depuis un bon moment. Vrai. Mais il n y a plus aucune partie de mon corps qui fonctionne normalement. Marre.
Cusco est belle. Touristique, mais comment s en sauver? Alors, elle est belle. Et zut le reste.
Les montagnes veillent sur la place d Armes et les astiqueurs de chaussures a 1 sole.
Le temps que la foutue altitude me foutte la paix et on pourra esperer juste marcher dans la rue et eventuellement aller au Macchu.
En attendant, je vais aller soigner mes maux de tete, de ventre, de dos, de nez, de yeux, de vie. (Oui, je me plains. Merde a la fin)
Cusco est belle. Touristique, mais comment s en sauver? Alors, elle est belle. Et zut le reste.
Les montagnes veillent sur la place d Armes et les astiqueurs de chaussures a 1 sole.
Le temps que la foutue altitude me foutte la paix et on pourra esperer juste marcher dans la rue et eventuellement aller au Macchu.
En attendant, je vais aller soigner mes maux de tete, de ventre, de dos, de nez, de yeux, de vie. (Oui, je me plains. Merde a la fin)
vendredi 29 mai 2009
Carnet de voyage - 3
Un Don Quixote de ferraille pendouille lamentablement au-dessus de la porte des toilettes du bar pendant que touristes et musiciens enfouissent leur malaise du folklore perdu dans l'orge de leur bière tièdasse.
La littérature est morte ce soir.
La littérature est morte ce soir.
mercredi 27 mai 2009
Carnet de voyage - 2
Le spleen est passé. Cela doit etre grace à Zac Efron et ma brosse à cheveux magique.
Arequipa est une ville magnifique. Calme. Accueillante. Ça permet de soufler après les émotions de Lima.
Et Ica... le désert. Ce fut ... inattendu et déroutant. Disons simplement que j;aurai gouté aux délices du Pérou. Le reste est à votre discrétion.
Et donc, Arequipa. J;ai un rhume. Tout le monde pense que j;ai la grippe porcine. C;est d;un agréable, je me fais dévisager à tout bout de champ. Mais les rues sont pleines de touristes. Ça me fait du bien, ça me donne l;impression, la confirmation, que tout ceci n;est pas totalement absurde.
L;écriture vient lentement. Il est dur d;avoir du recul quand les émotions sont toujours à fleur de peau. Mais elle viendra. J;ai le temps. Beaucoup de temps.
Arequipa est une ville magnifique. Calme. Accueillante. Ça permet de soufler après les émotions de Lima.
Et Ica... le désert. Ce fut ... inattendu et déroutant. Disons simplement que j;aurai gouté aux délices du Pérou. Le reste est à votre discrétion.
Et donc, Arequipa. J;ai un rhume. Tout le monde pense que j;ai la grippe porcine. C;est d;un agréable, je me fais dévisager à tout bout de champ. Mais les rues sont pleines de touristes. Ça me fait du bien, ça me donne l;impression, la confirmation, que tout ceci n;est pas totalement absurde.
L;écriture vient lentement. Il est dur d;avoir du recul quand les émotions sont toujours à fleur de peau. Mais elle viendra. J;ai le temps. Beaucoup de temps.
dimanche 24 mai 2009
Carnet de voyage - 1
Ce soir, Lima a gagné le deuxieme round. Hier, je triomphais de la ville, j;étais la plus forte. Mais aujourd;hui, j;étouffe. Je ne veux plus rester dans cette piece aux briques brunes, avec la douche froide et les incessants moteurs qui rugissent. Je veux rentrer. Je veux vous voir.
Mais aussi inconstante que cette ville, mon humeur aura changée demain. Je serai en route vers les immensités du désert péruvien et je respirerai mieux.
Pour l;instant, j;ai l;estomac noué et meme Pennac ne sert a rien. Il ne reste plus qu;à dormir et attendre.
Et à rever de vous.
Mais aussi inconstante que cette ville, mon humeur aura changée demain. Je serai en route vers les immensités du désert péruvien et je respirerai mieux.
Pour l;instant, j;ai l;estomac noué et meme Pennac ne sert a rien. Il ne reste plus qu;à dormir et attendre.
Et à rever de vous.
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Qui êtes-vous ?
- La Fille
- On pourrait se dire: à quoi bon continuer, la courbe ne rejoindra jamais l'axe. Moi je dis: on s'en fout. Alors, faute de mieux, je tends vers.