mercredi 11 novembre 2009
Novembre 56
samedi 7 novembre 2009
Août 71
dimanche 1 novembre 2009
Novembre 77
jeudi 29 octobre 2009
Octobre 78
Le téléphone sonne pour la quatrième fois. Elle se retourne en grognant vers le bord du lit. Il n’a qu’à se lever, lui. La cinquième sonnerie se fait entendre. Il se redresse et un courant d’air froid passe entre les draps. Elle les rabat rageusement sur ses épaules et, résignée, elle ouvre les yeux. Il s’étire longuement. Elle écoute les vertèbres de son dos craquer. Le téléphone sonne une autre fois. Il se lève. Les ressorts du matelas se détendent. Sa silhouette se découpe furtivement lorsqu’il passe devant la fenêtre. Ils ont encore oublié de tirer les rideaux. Dans quelques heures, le soleil va la réveiller pour de bon. Elle le regarde s’éloigner dans le couloir pendant que le téléphone sonne encore. Sur la table de chevet, les chiffres du cadran rougeoient. Ça lui donne mal aux yeux. Elle regarde plutôt la photo posée au pied de la petite lampe. Dans la lumière orangée du lampadaire, la photo de famille se dérobe. Elle ne voit que son frère, au centre, tenant fermement le collier de Garçon, leur berger allemand. Au bas de la photographie, un 68 bien rond à la mine de plomb se devine. Dix ans déjà ont passé. Au loin, le téléphone ne sonne plus. Sa mère disait qu’un appel au milieu de la nuit était toujours l’annonce de la mort. Elle se demande pourquoi elle a encore cette photo sur sa table de chevet. Paul n’est plus un petit garçon. Il va même venir la voir à Montréal cet été pour fêter ses dix-huit ans. Elle doit se rendormir. Avant que le soleil n’empêche définitivement le rêve. Elle téléphonera à Paul demain. Lui revient dans le couloir, mais le plancher ne grince pas comme d’habitude sous ses pas. Il marche différemment. Elle ferme les yeux. Expire. Elle rouvre les yeux pour jeter un dernier regard à son frère.
vendredi 2 octobre 2009
Dix juillet mille neuf cent quatre-vingt-quinze
mardi 29 septembre 2009
Sept août deux mille neuf
mercredi 16 septembre 2009
Vingt-deux juillet
samedi 25 juillet 2009
Carnet de voyage - 10
Suivons la Panaméricaine jusqu'à demain.
mardi 21 juillet 2009
Carnet de voyage - 9
Dans quelques jours, nous délaisserons l'éclectique Valpo pour la plus rangée capitale.
Une petite cure de désintoxe sera nécessaire. Se purifier après l'excès.
Valparaíso sera regrettée.
vendredi 17 juillet 2009
Carnet de voyage - 8
qué disparate
eres,
qué loco,
puerto loco,
qué cabeza
con cerros,
desgreñada,
no acabas
de peinarte,
nunca
tuviste
tiempo de vestirte,
siempre
te sorprendió
la vida,
te despertó la muerte,
en camisa,
en largos calzoncillos
con flecos de colores,
desnudo
con un nombre
tatuado en la barriga,
y con sombrero,
te agarró el terremoto,
corriste
enloquecido,
te quebraste las uñas,
se movieron
las aguas y las piedras,
las veredas,
el mar,
la noche,
tú dormías
en tierra,
cansado
de tus navegaciones,
y la tierra,
furiosa,
levantó su oleaje
más tempestuoso
que el vendaval marino,
el polvo
te cubría
los ojos,
las llamas
quemaban tus zapatos,
las sólidas
casas de los banqueros
trepidaban
como heridas ballenas,
mientras arriba
las casas de los pobres
saltaban
al vacio
como aves
prisioneras
que probando las alas
se desploman.
Pronto,
Valparaíso,
marinero,
te olvidas
de las lágrimas,
vuelves
a colgar tus moradas,
a pintar puertas
verdes,
ventanas
amarillas,
todo
lo transformas en nave,
eres
la remendada proa
de un pequeño,
valeroso
navío.
La tempestad corona
con espuma
tus cordeles que cantan
y la luz del océano
hace temblar camisas
y banderas
en tu vacilación indestructible.
Estrella
oscura
eres
de lejos,
en la altura de la costa
resplandeces
y pronto
entregas
tu escondido fuego,
el vaivén
de tus sordos callejones,
el desenfado
de tu movimiento,
la claridad
de tu marinería.
Aquí termino, es esta
oda,
Valparaíso,
tan pequeña
como una camiseta
desvalida,
colgando
en tus ventanas harapientas
meciéndose
en el viento
del océano,
impregnándose
de todos
los dolores
de tu suelo,
recibiendo
el rocío
de los mares, el beso
del ancho mar colérico
que con toda su fuerza
golpeándose en tu piedra
no pudo
derribarte,
porque en tu pecho austral
están tatuadas
la lucha,
la esperanza,
la solidaridad
y la alegría
como anclas
que resisten
las olas de la tierra.
Neruda
Qui êtes-vous ?
- La Fille
- On pourrait se dire: à quoi bon continuer, la courbe ne rejoindra jamais l'axe. Moi je dis: on s'en fout. Alors, faute de mieux, je tends vers.